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 16 octobre : Sainte Marguerite-Marie, messagère du Cœur de Jésus

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Thierry
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MessageSujet: 16 octobre : Sainte Marguerite-Marie, messagère du Cœur de Jésus   Lun 15 Oct - 16:51:55

Sainte Marguerite-Marie, messagère du Cœur de Jésus


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Marguerite-Marie Alacoque (1646-1690) est au monastère de la Visitation depuis deux ans et demi lorsqu’une première apparition du Cœur de Jésus le 27 décembre 1673, en la fête de saint Jean, le disciple bien-aimé, va déterminer la vocation de la « confidente et apôtre » du Cœur de Jésus.
Dans cette première manifestation, celle qui a été choisie par Jésus comme « instrument pour attirer des cœurs à son amour » reçoit clairement les grandes lignes de la dévotion qu’elle devra propager. Les autres apparitions, surtout celles de 1674 et 1675, viendront les préciser et les développer.






L’Amour de l’Eucharistie

La première manifestation du Cœur de Jésus à Marguerite-Marie a été précédée de nombreuses communications du Seigneur à sa disciple. Bien avant qu’elle entre au monastère, il lui a appris lui-même à faire oraison, lui a donné un grand amour pour la sainte Eucharistie, l’a détournée des distractions mondaines, l’a choisie comme épouse et confiée aux soins de la Vierge Marie … Une fois au monastère, il l’a invitée à vivre « la vie d’un Homme Dieu » et l’a revêtue de la « robe d’innocence », il lui a enseigné une stricte obéissance à ses supérieures et depuis le 6 novembre 1672, jour de sa profession religieuse, il l’a gratifiée de sa divine et continuelle présence, tout en lui annonçant une vie marquée par la Croix.
Marguerite-Marie a donc une certaine familiarité avec le Sauveur. Et pourtant l’apparition du 27 décembre 1673 va lui apporter une certitude qui la bouleversera : les merveilles de l’amour du Cœur de Jésus.



« Il me découvrit les merveilles de son Amour »

Au XVII siècle, on communie peu et on adore beaucoup. Depuis sa première communion, préparée chez les Clarisses de Charolles, Marguerite-Marie affectionne cette prière « le plus près possible du tabernacle ». Elle aime passer le plus de temps possible devant le Saint-Sacrement où « son cœur est comme dans son centre ». Ce jour-là, ses occupations lui laissent plus de loisir qu’à l’accoutumée.
Elle se trouve « tout investie de la divine présence », au point de ne plus savoir ce qu’elle est ni où elle se trouve. Elle « s’abandonne à ce divin Esprit, livrant son cœur à la force de son amour ». C’est l’extase. Tout mouvement de la créature ayant été rendu impossible, Jésus intervient directement.
« Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son Sacré Cœur, qu’il m’avait toujours tenu cachés, jusqu’alors qu’il me l’ouvrit pour la première fois ».
Première découverte éblouie et émerveillée du Cœur de Jésus! Impossible d’en mesurer la longueur, la largeur ou la profondeur ! Impossible d’en parler avec des mots humains : « le souvenir de ces grâces me met hors de moi… L’impression m’en restera toute ma vie ». Cette impression est si forte qu’aucun doute n’est possible sur l’origine de ces grâces.



« Je t’ai choisie … »

Cette révélation des trésors d’amour du Cœur de Jésus, Marguerite-Marie devra la partager. Nous pouvons imaginer la surprise que notre Sainte a dû éprouver en entendant le message de Jésus :  » Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen, et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires nécessaires pour les retirer de l’abîme de perdition. Et je t’ai choisie comme un abîme d’indignité et d’ignorance pour l’accomplissement de ce grand dessein afin que tout soit fait par moi « .

« Je suis venu allumer un feu sur la terre « , disait Jésus (Luc 12,49). Il sait que Marguerite-Marie, humblement, va objecter son indignité et son ignorance, mais c’est précisément pour cela qu’il a choisi la petite Visitandine inconnue pour en faire son « instrument » … un mot qu’il lui redira cinq ans plus tard, en 1678, alors que Marguerite-Marie n’avait pas encore eu beaucoup d’occasions pour promouvoir la dévotion demandée « Je veux que tu me serves d’instrument pour attirer des cœurs à mon amour « . Toujours la même mission, qui ne prendra toute son ampleur que quelque six années plus tard.



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Jésus manifeste son dessein à Marguerite-Marie : enrichir les hommes des précieux trésors de son Cœur qu’il vient de lui découvrir ; trésors qui contiennent des grâces sanctifiantes et salutaires pour les retirer de l’abîme de perdition. Le grand désir du Cœur de Jésus ne varie pas « Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19,10). Les expressions de ce dessein « trésors de grâces », « abîme de perdition », appartiennent au langage du XVIIème siècle, mais sont suggestives. Nous les retrouvons souvent sous la plume de Marguerite-Marie.



« Il me demanda mon cœur »

L’apparition n’est pas terminée. Elle se poursuit par une extraordinaire « effusion de l’Esprit ». Marguerite-Marie s’était tout abandonnée à ce divin Esprit: il va répandre l’Amour dans son cœur, d’une façon exceptionnelle :  » Après, il me demanda mon cœur, lequel je le suppliai de prendre. Ce qu’il fit, et le mit dans le sien adorable, dans lequel il me le fit voir comme un petit atome qui se consommait dans cette ardente fournaise d’où, le retirant comme une flamme ardente en forme de cœur, il le remit dans le lieu où il l’avait pris … »
Jésus demande à Marguerite-Marie son cœur. Ce n’est pas du sentimentalisme. Le cœur, a rappelé Jean-Paul Il, est le « foyer central » de la conversion ou du refus de Dieu. C’est le lieu le plus intime de notre personne où le Seigneur vient faire sa demeure, le lieu du oui sans réserve qu’il attend de notre liberté. Jésus demande une offrande totale et inconditionnelle.
 » Je le suppliai de le prendre « , répond Marguerite-Marie. Jésus accomplit alors un geste visible, impossible humainement parlant. Il prend le cœur de sa disciple et le met dans son Cœur adorable: il accepte l’amour de sa servante et l’unit à son ardente charité. Mais l’amour du Cœur de Jésus est un amour divin, infiniment plus grand que notre amour de créature. Dans le Cœur de Jésus, le cœur de celle qui sera son « épouse » est infiniment petit, un « petit atome » !
Dans une telle fournaise, cet atome ne sera pourtant pas détruit. « II se consommait », écrit notre Sainte, qui emploie indifféremment les verbes consommer et consumer. On pense au buisson ardent. Plusieurs fois, Marguerite-Marie dira son désir de consumer toute sa vie en présence du Seigneur,  » Comme un cierge ardent devant le saint Sacrement « . Jésus rend son cœur à Marguerite-Marie: il ressemble alors à une flamme ardente en forme de cœur. Le cœur est symbole de l’amour, de cette capacité d’aimer que la grâce vient de renouveler : Marguerite-Marie va aimer avec un amour divin!
Elle reçoit une nouvelle identité qui la transforme au plus profond d’elle-même. Désormais elle est la disciple bien-aimée du Sacré-Cœur ! Un titre qu’elle partage avec l’apôtre Jean.


« Ce divin Cœur me fut présenté »

Dans une lettre du 3 novembre 1689 au Père Croiset, Marguerite-Marie donne la date de la première apparition du Cœur de Jésus :  « La première grâce particulière qu’il me semble avoir reçue pour cela, ce fut un jour de saint Jean l’Évangéliste qu’après m’avoir fait reposer plusieurs heures sur cette sacrée poitrine, je reçus de cet aimable Cœur des grâces dont le souvenir me met hors de moi-même. Après cela, ce divin Cœur me fut présenté comme dans un trône de flammes, plus rayonnant qu’un soleil et transparent comme un cristal, avec cette plaie adorable, et il était environné d’une couronne d’épines, qui signifiait les piqûres que nos péchés lui faisaient, et une croix au-dessus qui signifiait que dès les premiers instants de son Incarnation, c’est-à-dire que dès lors que ce sacré Cœur fut formé, la Croix y fut plantée, et il fut rempli dès ces premiers instants, de toutes les amertumes que devaient lui causer les humiliations, pauvretés, douleurs et mépris que la sacrée humanité devait souffrir, pendant tout le cours de sa vie et en sa sainte Passion …» .

Le Cœur de Jésus est comme dans un trône de flammes. C’est l’image de la royauté. Marguerite-Marie prend à son compte le grand désir du Cœur de Jésus, elle écrit volontiers : « Pourvu qu’il se contente et qu’il règne, cela me suffit ! ». Cette Spiritualité de dévotion doit ruiner l’empire de Satan pour établir le règne du pur amour du Cœur de Jésus.
La lumière plus forte que celle du soleil, la transparence semblable à celle du cristal évoquent les merveilles inexplicables du Cœur de Jésus. Mais la vision comporte aussi la marque et les instruments de la passion : la plaie, la couronne d’épines, la Croix.
Vient ensuite l’affirmation étonnante : la Croix a été plantée dans le Cœur de Jésus dès son Incarnation, avec toutes les souffrances que le Fils de Dieu allait endurer tout au long de sa vie. Entrant en ce monde, Jésus n’a-t-il pas dit:  » Père, me voici, je viens faire ta volonté » (He 10,7) ? La volonté du Père comportait ce geste d’amour extrême du sacrifice de la Croix. Dans sa prescience divine, Jésus ne connaissait-il pas tous les péchés des hommes et la somme de souffrances qui en serait le prix ? Comment comprendre, sinon, l’agonie à Gethsémani que Marguerite-Marie méditait chaque jeudi soir?

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L ‘image de son Cœur doit être honorée

Rappelant l’ardent désir du Cœur de Jésus d’être aimé des hommes et de les sauver, sainte Marguerite-Marie ajoute : « Et il me fit voir qu’il fallait honorer (le Cœur de Dieu) sous la figure de ce Cœur de chair, dont il voulait l’image être exposée et portée sur soi et sur le coeur, pour y imprimer son amour et le remplir de tous les dons dont il était plein et pour y détruire tous les mouvements déréglés. Et que partout où cette sainte image serait exposée pour y être honorée, il répandrait ses grâces et bénédictions. »
Jésus veut faire connaître son Cœur, avec tous les trésors d’amour, de grâce, de miséricorde, de sanctification et de salut. Ces trésors doivent enrichir ceux qui veulent rendre et procurer (à son Cœur) tout l’honneur, l’amour et la gloire qui sera en leur pouvoir.
Mais il y a une condition : l’image du divin Cœur doit être exposée et portée sur soi, pour y imprimer son amour, le remplir de ses dons, y détruire tous les mouvements contraires à l’amour. C’est parce qu’il veut notre cœur que Jésus montre son Cœur !
L’image est un rappel : par son Incarnation, Dieu s’est rendu visible. Dans sa Passion, Jésus met en évidence la miséricorde de Celui qui a pris sur lui nos iniquités. La contemplation de la Passion a toujours été source de ferveur. Dans sa jeunesse, Marguerite-Marie avait été frappée par une vision du Christ aux outrages…
Elle ajoute l’évocation des « promesses » attachées à la pratique de la dévotion, promesses qui lui ont été sans doute révélées plus tardivement.



« Je l’ai choisie et préparée »

C’est ici que Marguerite-Marie va insérer l’annonce du choix de Jésus. La réaction de notre sainte va être, curieusement, celle de saint Thomas lorsque huit jours après Pâques, Jésus l’invite à regarder ses mains et ses pieds, à mettre sa main dans son Côté ouvert.
 » Et après cela, ce Souverain de mon âme me dit : « Voilà les desseins pour lesquels je t’ai choisie et fait tant de faveurs que d’avoir pris un soin particulier de toi dès le berceau. Je ne me suis rendu moi-même ton maître et ton directeur que pour te disposer à l’accomplissement de ce grand dessein … « 
Alors, me prosternant en terre, je lui dis avec saint Thomas: « Mon Seigneur et mon Dieu ! » ne pouvant m’exprimer de ce que je sentais pour lors, et je ne savais si j’étais au ciel ou en terre».
Chaque fois que le Seigneur se choisit un instrument, il le prépare à sa mission par des grâces adaptées. À mission exceptionnelle, grâces exceptionnelles !… Le moment d’agir viendra, une douzaine d’années plus tard. Dans l’immédiat, Jésus prend soin de disposer le cœur de sa disciple. Mais dans sa « mission», accomplie avec courage, de toutes ses forces et malgré bien des difficultés, Marguerite-Marie sera aidée par le Père Claude La Colombière  » fidèle serviteur et parfait ami  » du Cœur de Jésus.


Les trois « grandes » apparitions du Cœur de Jésus


• Le 27 décembre 1673
Jésus fait reposer Marguerite-Marie fort longtemps sur sa divine poitrine. Il lui découvre les merveilles de son amour. Il la choisit pour répandre l’ardeur de cette « ardente charité » et sauver des âmes. Jésus plonge le cœur de Marguerite-Marie dans le sien, puis le lui rend tout embrasé. De cette expérience, elle conservera toute sa vie une douleur au côté.
• Un premier vendredi de 1674
Jésus apparaît à Marguerite-Marie qui adore le Saint Sacrement. Il lui montre ses plaies brillant comme des soleils et sa poitrine comme une fournaise ardente. Il se plaint du peu de « retour d’amour » que lui témoignent les hommes, après tout ce qu’il a enduré pour les sauver. Il demande deux actes de réparation : la communion le premier vendredi de chaque mois; l’Heure Sainte le jeudi soir, en union avec son agonie à Gethsémani.
• La « Grande Apparition » : juin 1675
 » Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce Sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi ».
Jésus demande qu’une fête particulière, le vendredi après l’octave du Saint-Sacrement, soit instituée pour honorer son Cœur et réparer les outrages qu’il a reçus dans la sainte Eucharistie. Il promet des grâces abondantes à ceux qui lui rendront cet honneur.



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